Les uns derrière les autres, Totor en tête, ils posent un à un leurs pieds sur le sol de ce long tunnel inquiétant. Chacun de leur pas émet un petit son étrange qui fait « pschitt » comme le bruit du bouchon quand on dévisse une bouteille de soda. Faut dire que ce sol est bizarre. Son corps est recouvert d’une multitude de bulles de plastique qui font comme des petits pêts sous le poids des trois garçons. Loin de leur faire peur, ça les amuse beaucoup. Ils en oublient même d’être prudents et silencieux car ils se mettent à rire à pleine gorge et à sautiller de plus belle! Et ça craque et ça pête et ça pschitt et ça splaouch dans tous les sens !!! Maintenant, ils sautent, dansent, gigotent et caracolent comme des cabris devant une plâtrée de bruyères! Parfois ils trébuchent et se griffent contre les écailles de ce couloir rigolo. Mais ils s’en moquent et continuent de s’amuser. On dirait même qu’ils ne savent plus pourquoi ils sont venus! A cet instant, Poupie et le Roi Dagobert se sont échappés de leur mémoire! Mais soudainement, Boba s’arrête net et s’immobilise, tendant l’oreille.
- Chut! Arrêtez!….je crois que j’ai entendu quelque chose! Chuuut!!!! Taisez-vous! Ne bougez plus! Écoutez!
Les trois garçons se figent net, attentifs, et élargissent leurs oreilles au maximum, presque autant que celles d’un éléphant. Au loin, en effet, un vague son semble pointer le bout de son nez… puis ses yeux, puis ses cheveux, puis la tête entière! Ça y est! ils reconnaissent ce son maintenant ! C’est Bobu qui le crie le premier.
- Mais… mais… c’est la chanson du petit éléphant bleu!
- La chanson de Poupie! C’est sa voix! Et celle de notre roi! Ils sont là! Ils sont là!!! reprend Boba
Le chant des prisonniers est maintenant bien plus clair.
- Chut! rétorque Totor , taisez-vous! ils ne sont sans doute pas seuls.
-Tu sais Totor, avec le bruit qu’on a fait tout à l’heure en dansant, ils nous auraient déjà entendu! Dit le malin Boba
- Oui, tu as raison, mais restons prudents quand même! Bon, voilà ce qu’on va faire : on va jusqu’au bout du couloir et on va ouvrir brusquement la porte du fond. Si les gardiens sont là, ils seront surpris de nous voir, et nous en profiterons pour pointer nos épées. Ils essayeront sûrement de nous endormir avec leurs yeux mais comme nous sommes protégés par les lentilles, ils n'y parviendront pas. Ensuite, nous les assommerons, d'accord?
- D’accord! Go! répondent Boba et Bobu.
Devant cette porte qui est lisse et brillante, les enfants décident de pousser doucement cette grosse plaque d'acier qui, visiblement, n'a pas de poignée non plus. Sous leur pression, la porte s'ouvre sur une pièce vide… Lentement, et à l'affût du moindre bruit suspect, ils s'avancent et découvrent un autre petit couloir. Guidés par les voix de plus en plus présentes de Poupie et Dagobert, ils arrivent dans la salle de surveillance où, sur les écrans de télévision, ils voient stupéfaits, leurs amis attachés et chantant devant deux fesséniens à terre.
- Vite ! ils sont par là ! crie Totor.
- Totor! s'exclame Poupie, tu es venu !… tu es venu nous sauver et Boba et Bobu aussi ! Oh, merci, mes amis !… mais… Bobo n'est pas avec vous ?
- Si si, mais il fait le guet dehors ! ajoute Boba.
- Détachez-nous les enfants, dit le roi, y a-t-il d'autres fesséniens à l'extérieur ?
-Non, Majesté, il n'y a personne, ils sont tous partis attaquer notre pays, répond Totor.
- Alors, il faut faire vite, allons, partons ! ordonne le roi.
Les trois garçons dénouent rapidement les liens de Poupie et Dagobert, et tous sortent du fessonaute pour rejoindre Bobo qui les attend au dehors.
-Majesté, interroge Totor, comment avez-vous fait pour assommer les gardiens ?
- Oh! ça a été facile, on a chanté tout simplement! répond Poupie.
- Chanté??? reprennent Totor, Boba et Bobu
- Allons, les enfants, il faut se presser maintenant ! Nous vous expliquerons tout cela en route ! reprend le roi Dagobert.
Ils s'éloignent alors en courant vers la Doudounie. Dagobert, plus âgé et surtout moins entraîné a bien du mal à suivre les enfants. Mais Poupie vient de temps en temps le tirer par la main pour l'aider. A bout de souffle, il demande qu'on s'arrête un instant sur le chemin, pour reprendre haleine. Poupie et lui en profitent pour expliquer aux garçons ce qu’il s'est vraiment passé dans le fessonaute. Puis le roi leur expose ce qu'il a l'intention de faire, une fois arrivé au pays. Alors, tout ragaillardis, ils reprennent leur course pour aller sauver les doudouniens et leur pays.

J'ai peint un truc dans le genre ... Ah oui je suis barbouilleuse à mes heures.
RépondreSupprimerAh oui? ça peut pitêtre m'intéresser Doownée! *_*
RépondreSupprimer@Doowmée je suis allée voir tes "barbouilles" (qui n'en sont pas du reste) et ça me plait bien !
RépondreSupprimerReviens-y ma belle! *_*